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ACHETER SUR PLAN - Connaitre la VEFA

Parfaitement réglementée et sécurisée par la loi, la vente sur plan permet à un acquéreur de ne payer le prix sa future habitation qu'au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Explications.

Tout commence généralement par une annonce alléchante ventant mérites d'un immeuble dans un journal immobilier. Ensuite, mais ce n'est pas toujours le cas, il peut y avoir la visite d'un appartement témoin. Enfin, suit l'argumentaire de vente bien ficelé d'un vendeur. et il n'en faut parfois pas plus pour que vous succombiez à la tentation d'acheter un logement alors que l'immeuble n'est pas encore construit. De très nombreuses opérations immobilières se réalisent dans ses conditions que l'on appelle vente sur plan ou vente en l'état futur d'achèvement.

A ce stade, nous pouvons évoquer les précautions indispensables à prendre. En premier lieu, une attention scrupuleuse doit être prêtée à la description du futur logement. La surface habitable, le nombre de pièces, le type et la qualité des matériaux, la situation du logement dans l'immeuble (étage exposition) ainsi que les équipements collectifs et leurs conditions d'utilisation. Ensuite, s'il n'est pas possible de visiter un appartement témoin, il est évidemment recommandé d'aller sur les lieux pour se rendre compte de l'environnement, de la fréquentation du quartier, des équipements (écoles, commerces, etc.) et des transports en communs.

Quant au constructeur, il doit impérativement justifier d'une assurance garantissant son activité et sa responsabilité. Ceci fait, vous pourrez vous engager dans les différentes étapes du contrat de vente sur plan. La première d'entre elles consiste en la signature d'un contrat préliminaire, autrement dénommé contrat de réservation.

Le contrat de réservation

Il s'agit de l'engagement pris par le vendeur de réserver un logement à l'acquéreur, qui pour sa part, verse un dépôt de garantie. Ce contrat doit être adressé au candidat acquéreur par lettre recommandée avec accusé de réception. A compter de la réception de ce contrat, s'écoule un délai de renonciation de 7 jours. Si l'acquéreur se rétracte pour l'un des motifs prévu par la loi (voir ci-après) par lettre recommandé avec demande d'avis de réception avant l'expiration de ce délai, son dépôt de garantie lui est restitué sans pénalité.

Le contrat de réservation contient obligatoirement la description détaillée du logement, la surface habitable, le nombre de pièces et les dépendances, une note technique décrivant la nature et la qualité des matériaux de construction, une liste des équipements collectifs et leurs conditions d'utilisation, le prix prévisionnel de vente et le cas échéant, les conditions de révision du prix qui ne peut intervenir que dans la limite de 70 % de l'indice BT 01 entre la date de la signature du contrat préliminaire et celle de la signature du contrat de vente, la date de la signature du contrat de vente définitif, le montant et les conditions des prêts que le vendeur s'engage éventuellement à obtenir pour le compte de l'acquéreur, les conditions légales permettant au candidat acquéreur de se rétracter et de récupérer son dépôt de garantie.

Le versement du dépôt de garantie

Lors de la signature du contrat de réservation, le vendeur demande au candidat acquéreur le versement d'un dépôt de garantie de 5% au maximum du prix prévisionnel de vente si le contrat de vente définitif doit être signé dans un délai d'un an ou plafonné à 2% au maximum du prix de vente, si le délai est de 1 à 2 ans. Dans le cas où le délai prévu pour la vente définitive est supérieur à 2 ans, aucun dépôt de garantie ne peut être demandé.

Versé sur un compte spécial ouvert au nom du candidat acquéreur dans un établissement de crédit ou chez un notaire, le dépôt de garantie ne peut pas être utilisé par le vendeur avant la signature du contrat de vente définitif.

Les motifs que candidats acquéreur peut invoquer pour se rétracter sans pénalité sont prévus par la loi. Il en est ainsi lorsque le vendeur ne respecte pas la date prévue pour la signature du contrat de vente définitif ou lorsque le prix de vente est supérieur d'au moins 5% au prix prévisionnel, éventuellement révisé selon les dispositions prévues au contrat préliminaire. Il en est de même si les crédits ne sont pas obtenus ou si le montant des prêts que le vendeur s'est engagé à obtenir pour le compte de l'acquéreur est inférieur de 10% à ce qui était prévu dans le contrat de réservation. Enfin dernière cause prévue de rétractation. Le logement décrit dans le contrat de vente ne correspond pas aux énonciations du contrat de réservation et ses différences diminuent de plus de 10% la valeur du logement. Cette même règle vaut également si l'un des équipement promis n'est pas réalisé.

En pratique, le candidat qui renonce à l'achat d'un logement pour un motif légal ou contractuel doit adresser en recommandé sa demande de remboursement au vendeur et à l'organisme auprès duquel le dépôt a été effectué.. Le remboursement intégral doit dès lors intervenir dans un délai maximum de 3 mois à compter de la date de la demande de remboursement. A défaut de renonciation, la vente définitive peut intervenir.

Le contrat de vente en l'état futur d'achèvement

Comme il est d'usage réglementaire, le contrat définitif de vente est signé devant un notaire. Il doit préalablement être remis au candidat acquéreur au moins un mois avant la signature. Ce délai permet d'en vérifier la conformité avec le contrat de réservation et de passer à l'étape ultime de la signature du contrat de vente en l'état futur d'achèvement (VEFA).

La signature du contrat de vente en l'état futur d'achèvement implique la conséquence suivante. L'acquéreur devient propriétaire du sol et des constructions déjà édifiées par le promoteur et s'engage à payer le prix au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Il doit assumer en conséquence tous les risques qui pèsent sur tout propriétaire au fur et à mesure de l'édification de son logement ce qui impose la souscription d'une assurance incendie et responsabilité civile dès la signature du contrat de vente. Le vendeur, quant à lui, reste maître de l'ouvrage jusqu'à la réception des travaux. Il continue donc de diriger les opérations de construction et gère les relations avec les architectes et les entreprises.

Certaines clause obligatoires doivent figurer dans le contrat de vente en l'état futur d'achèvement. A défaut, l'acquéreur peut en demander l'annulation en justice avant l'achèvement des travaux. Ainsi, lorsque le contrat de vente indique que le prix doit être payé à l'aide d'un prêt, une condition suspensive d'obtention de prêt(s) doit être prévue. Rappelons l'importance de cette clause qui permet, lorsque l'acquéreur n'obtient pas son crédit, que toute les sommes versées d'avance lui soient intégralement remboursées sans retenue ni indemnité. Ajoutons que dans l'hypothèse ou l'acquéreur n'envisage pas de recourir à un prêt, il doit rédiger, de sa propre main, une clause selon laquelle il reconnaît avoir été informé que s'il recourt néanmoins à un prêt, il ne pourra se prévaloir de la loi sur le crédit immobilier. A défaut de cette indication, le contrat est considéré comme conclu sous la condition suspensive de l'obtention des prêts.

Le descriptif du logement

Le contrat de vente définitif doit contenir une description exacte et détaillée du logement. Ainsi, le plan, le nombre et la surface des pièces, les éléments d'équipements individuels, la nature et la qualité des matériaux du logement doivent être précisés en annexes du contrat dans un devis descriptif. La nature, le mode d'exécution des ouvrages ainsi que les caractéristiques techniques des équipements utilisés doivent figurer dans une notice descriptive conforme à un modèle type agréé par arrêté ministériel.

Enfin, lorsque le logement fait partie d'un immeuble ou d'un ensemble d'immeubles, le contrat de vente doit préciser la situation exacte du logement dans l'immeuble ou l'ensemble d'immeubles, la liste détaillée des équipements collectifs ainsi que leurs conditions d'utilisation.

Doivent également être annexées au contrat ou figurer dans un document consultable chez le notaire, les indications utiles relatives à la consistance et aux caractéristiques techniques de l'immeuble. Ce document décrit le plan des bâtiments de l'ensemble immobilier et fait apparaître leur nombre,
leur emplacement, le nombre d'étages ainsi que les indications relatives aux équipements collectifs.

En outre, un exemplaire du règlement de copropriété doit être communiqué à l'acquéreur avant la signature du contrat. Enfin, si le logement est situé dans un lotissement, l'arrêté autorisant le lotissement et le cahier des charges doivent être annexés au contrat de vente.

Le contrat de vente doit indiquer le délai de livraison
bon à savoir :
pour éviter tout risque de contestation, il est préférable que le contrat indique une date de livraison plutôt qu'un délai de livraison. La clause de pénalité à la charge du vendeur en cas de retard dans le délai de livraison ayant dans ce cas de bien meilleure chance d'être efficace.

Le paiement

Le contrat de vente en l'état futur d'achèvement implique que l'acquéreur doive payer le prix à mesure de l'avancement des travaux. Ainsi, dès la signature du contrat de vente, l'acquéreur verse une partie du prix représentant ses droits sur le sol et sur les constructions éventuellement déjà existantes. Ensuite, les paiements ultérieurs interviennent en fonction de l'état d'avancement de la construction. Soit 35 % à l'achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d'eau (installation de la toiture), 95 % à l'achèvement de l'immeuble. Le solde de 5 % est payable lors de la remise des clés, sauf si des réserves justifiées sont émises lors de la livraison. Ajoutons que lorsque la vente est conclue sous conditions suspensives, aucun versement ne peut être réclamé tant que celles-ci ne sont pas réalisées. Cela dit, l'engagement du candidat acquéreur est bien réel et des pénalités sont prévues à l'encontre du vendeur qui ne respecterait pas l'échelonnement des paiements. Elles ne peuvent dépasser 1% du montant à verser par mois de retard et si le vendeur met l'acquéreur en demeure d'effectuer les versements prévus au contrat, celui-ci doit régulariser dans le mois pour éviter la résiliation du contrat. En cas de difficultés de paiement, l'acquéreur peut cependant saisir le juge pour tenter d'obtenir des délais de paiement.

Lorsque le constructeur-vendeur ne bénéficie pas de la garantie d'un organisme extérieur pour l'achèvement des travaux, les versements de l'acquéreur ne doivent pas dépasser 20% du prix total à l'achèvement des fondations, 45% du prix total à la mise hors d'eau et 85% du prix total à l'achèvement de la maison, en cas d'achat d'une maison isolée dont les fondations sont achevées ou si la maison est située dans un ensemble de moins de 20 maisons.


La révision du prix

La révision du prix ne peut avoir lieu que dans des limites fixées par la loi. La révision est en effet limitée à une variation de 70% au plus de l'indice BT01 publié mensuellement au JO, entre la date de la signature du contrat et la date de paiement de chaque acompte. L'indice pris en compte est le dernier publié au jour de la signature du contrat de vente. La révision se faisant au fur et à mesure des versements correspondant aux étapes d'avancement des travaux (achèvement des fondations, mise hors d'eau et achèvement des travaux). En revanche, si la clause de révision du prix de vente n'est pas incluse dans le contrat, le prix ne peut pas être modifié.

L'ETAPE ESSENTIELLE DE LA RECEPTION

Une fois le logement achevé, la réception est la phase cruciale du processus de construction. Définie comme " . l'acte par lequel le maître de l'ouvrage déclare accepter l'ouvrage avec ou sans réserves. Elle intervient à la demande de la partie la plus diligente, soit à l'amiable, soit à défaut judiciairement. Elle est en tout état de cause prononcée contradictoirement ".. Le plus souvent, elle est matérialisée par la remise des clefs après vérification de la bonne exécution des travaux et de leur conformité avec ce qui était prévu dans le contrat de vente définitif. Moment capital dans l'édification du logement, elle constitue le point de départ des garanties légales (voir plus loin).

Or, c'est une particularité de la vente sur plan, la réception du logement a lieu entre les entrepreneurs et le vendeur et non l'acquéreur. Dans un souci de vérification supplémentaire, il est recommandé de prévoir dans le contrat de vente que le vendeur remette à l'acquéreur le procès verbal de réception signés par les entrepreneurs au moment de la livraison du logement. L'acquéreur ne contrôle lui même l'achèvement des travaux qu'à la livraison du logement, moment pendant lequel il peut se faire assister par un professionnel du bâtiment.

La visite du logement doit être faite avec la plus grande attention. Les travaux doivent être réalisés conformément aux plans et aux notices descriptives du contrat. Le fonctionnement des fenêtres, de l'installation électrique, du chauffage, de la production d'eau, etc..., doit être scrupuleusement vérifié et les anomalies de fonctionnement éventuellement consignées dans le procès verbal de réception.

Bon à savoir : dans un immeuble collectif la livraison des parties communes doit intervenir entre le vendeur et le syndic provisoire représentant le syndicat de copropriété.

La réception sans réserve

En l'absence de désordre et de défaut de conformité le procès-verbal est signé sans réserve. Toutefois, en cas d'achat d'un logement sur plan, vous disposez d'un délai d'un mois pour notifier au vendeur les désordres non mentionnés lors de la livraison. Ses réserves doivent évidemment être notifiées par écrit en adressant une lettre recommandée avec accusé de réception au professionnel concerné.

La réception avec réserves

Les vices de construction sont consignés dans le procès-verbal de réception et un délai de réparation est déterminé, par écrit, avec les entreprises. Pendant ce temps et pour une logement acheté sur plan, une somme maximale de 5 % est consignée.

Bon à savoir : dès lors que les réserves sont consignées dans un procès verbal de réception, le constructeur ou le vendeur ne peuvent pas refuser de remettre les clés à l'acquéreur. En cas de refus abusif, le juge des référés doit être saisi.

Le refus de réception

Si les travaux prévus ne sont pas exécutés et si vous considérez que la construction est inachevée, la réception peut être refusée. La date de réception est alors reportée soit à l'amiable, soit judiciairement par le juge des référés à qui vous demanderez de fixer la date d'achèvement des travaux.

Les garanties de la vente en état futur d'achèvement

Le risque de non achèvement de la construction, lié généralement à la faillite du constructeur, et par suite, de la non-restitution par le vendeur des sommes versées par l'acquéreur est bien présent. la loi oblige le vendeur à apporter une garantie spécifique. Celle-ci peut consister soit en une garantie d'achèvement, soit en une garantie de remboursement.

La garantie de remboursement

La garantie de remboursement est une convention selon laquelle une tierce personne (la caution) s'oblige envers l'acquéreur, solidairement avec le vendeur, à rembourser les versements effectués par l'acquéreur, au cas de résolution amiable ou judiciaire de la vente pour cause de défaut d'achèvement. Dans les autres cas de résolution, cette garantie ne s'applique pas. En outre, seul le remboursement des versements effectués est garanti, à l'exclusion des frais, pénalités ou dommages-intérêts éventuellement dus par le vendeur. De fait, cette garantie est peu pratiquée.

La garantie d'achèvement

La garantie d'achèvement consiste en l'engagement d'avancer ou de payer les sommes nécessaires à l'achèvement de l'immeuble à construire. Cette garantie s'applique notamment en cas de redressement ou de la liquidation judiciaire du débiteur et permet de financer l'achèvement des travaux conformément au permis de construire. Comme la garantie de remboursement, elle prend fin lors de la déclaration d'achèvement des travaux et de l'attestation de conformité au permis de construire.

Bon à savoir : la garantie d'achèvement coûte cher. Pour réduire les coûts, il est possible de combiner la garantie de remboursement et la garantie d'achèvement. Au début des travaux, la garantie de remboursement est peu onéreuse, car les sommes à rembourser en cas de défaillance du vendeur sont faibles. En revanche, au fur et à mesure que l'achèvement approche, le prix des travaux nécessaires à l'achèvement de l'immeuble diminuent et la garantie d'achèvement coûte de moins en moins cher.

Les acquéreurs peuvent donc avoir intérêt à souscrire une garantie de remboursement au début de la construction et la remplacer par une garantie d'achèvement lorsqu'il qu'il est moins cher d'achever les travaux que de les rembourser de leur avance. Toutefois, cette possibilité doit être expressément prévue et elle n'appartient qu'au vendeur et au garant, et non à l'acquéreur à qui elle doit être notifiée (article R 261-23 du code de la construction et de l'habitation).

 

LES GARANTIES APRES LA RECEPTION

Pendant un an, la garantie de parfait achèvement s'applique. A ce titre, l'entrepreneur doit réparer tous les désordres mentionnés au moment ou pendant l'année qui suit la réception. Un délai d'exécution des travaux de réparation doit alors être fixé. En cas de difficulté, il convient de mettre l'entrepreneur en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Faute de réaction, le tribunal de grande instance saisi en référé vous permettra d'obtenir l'autorisation de faire exécuter les travaux par une autre entreprise, aux frais de l'entrepreneur défaillant.

Pendant deux ans à compter de la réception, la garantie biennale de bon fonctionnement s'applique aux éléments d'équipements, c'est à dire aux éléments d'équipement qui peuvent être démontés sans détériorer le bâtiment (par exemple les portes, équipements ménagers, radiateurs, etc.).

Pendant dix ans, la garantie décennale couvre les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage et des éléments d'équipement indissociables ou qui rendent le logement impropre à sa destination (défectuosité du toit, infiltrations d'eau, défaut de solidité des murs et des fondations). Sont également pris en charge par cette assurance, les désordres provenant d'un vice du sol qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Bon à savoir : l'assurance dommages ouvrage souscrite par le vendeur pour le compte de qui la construction est réalisée, facilite la mise en oeuvre de la garantie décennale. Elle prend effet à l'expiration de la garantie de parfait achèvement, soit un an après la réception et permet d'indemniser rapidement la victime du fait des désordres qui relèvent de la garantie décennale. Cette assurance garantit également les réparations des désordres de nature décennale survenus avant la réception, les dommages liés à la résiliation du contrat de vente en cas de résiliation motivée par l'inexécution des obligations de l'entrepreneur, les réserves non corrigées par le constructeur pendant le délai de garantie de parfait achèvement.

La multirisques habitation

Rappelons pour mémoire, l'importance de la souscription d'un contrat multirisque habitation. A compter de la livraison du logement, l'acquéreur est responsable des accidents, incendies et dégâts des eaux notamment, qui peuvent survenir.

Le respect des normes d'isolation phonique

Des normes minimales doivent être respectées en matière de protection contre le bruit. Si tel n'est pas le cas, les travaux nécessaires pour atteindre le minimum réglementaire (remise aux normes) sont à la charge de l'entrepreneur pendant un an après la réception de l'ouvrage car l'isolation phonique du bâtiment est couverte par la garantie de parfait achèvement. Le cas échéant, la garantie décennale peut être sollicitée (via la dommage ouvrage) si les défauts d'isolation phoniques sont tels qu'ils rendent le logement impropre à sa destination.

La garantie des vices apparents

Le vendeur d'un immeuble à construire est tenu de garantir les vices de construction apparents à la réception des travaux, et ce pendant un délai d'un mois à compter de la prise de possession de l'ouvrage par l'acquéreur. Cette garantie couvre toutes les défectuosités de réalisation dès lors que le vice peut être décelé par un non professionnel de la construction (vice apparent).
L'acquéreur dispose d'un délai d'un mois après la livraison pour signaler les vices apparents de construction, par lettre recommandée avec accusé de réception et d'un délai de 13 mois à compter de la date de la livraison pour agir en justice. Si le vendeur n'effectue pas les travaux nécessaires, l'acquéreur peut obtenir une diminution du prix ou une résolution de la vente assortie éventuellement de dommages et intérêts.

La garantie de conformité

Les caractéristiques du logement livré doivent être conformes avec celles énoncées à la commande, l'acheteur étant en droit de refuser une chose différente. La conformité est appréciée par rapport au contrat de vente et à ses annexes, et ce, quelle que soit l'importance des défauts. En cas de non conformité, l'acquéreur peut exiger la mise en conformité du logement si celle-ci est possible, soit demander la résolution du contrat assortie éventuellement de dommages et intérêts dans le cas contraire. En principe, cette action peut être exercée pendant 30 ans à compter de la réception, que le vice soit apparent ou caché. Cependant, cette garantie peut être écartée par une clause du contrat de vente ayant pour effet de décharger le vendeur des défauts de conformité non signalés dans le mois qui suit la prise de possession. Toutefois, une clause serait réputée non écrite si elle visait les défauts non apparents.

Acheter une maison neuve dans un programme de construction

Si vous achetez sur plan une maison faisant partie d'un programme de construction auprès d'un promoteur constructeur, il y a fort à parier que vous deviendrez propriétaire dans le cadre d'un contrat de vente en l'état futur d'achèvement. Dans ce cas, les parties communes et des parties privatives peuvent être régies soit dans le cadre d'une copropriété horizontale, par opposition à la copropriété verticale qui s'applique aux appartements, soit par une association syndicale libre (ASL). Dans la première hypothèse, la loi du 10 juillet 1960 sur la copropriété s'applique aux rapports entre les différents copropriétaires. Dans le deuxième cas, ce sont les statuts de l'association syndicale qui réglementent l'organisation et la gestion des équipements collectifs (voiries, espaces verts, etc.).

 

Les prêts spéciaux vente en l'état futur d'achèvement.

Des prêts spéciaux sont destinés à faciliter l'acquisition d'un logement sur plan et permettent de maintenir le niveau de vie de l'emprunteur pendant la construction. Le crédit est débloqué au fur et à mesure de l'appels des fonds par le promoteur. De la sorte, l'emprunteur évite d'avoir à rembourser des intérêts sur une somme dont il n'a nécessairement pas besoin puisque le logement n'est pas terminé. A cela, peut s'ajouter un différé d'amortissement sur le prêt ce qui signifie que pendant la durée de construction, l'emprunteur ne remboursera que les intérêts du capital emprunté. Dans certains cas, il peut être prévu que l'amortissement ne s'ajoute aux intérêts, qu'une fois la réception du logement faite ou plus tard. Ce répit supplémentaire se justifie parfois pour permettre l'acquisition des meubles nécessaires à l'aménagement du logement nouvellement acheté. Dans le cadre d'un investissement locatif, la recherche d'un locataire peut également constituer une raison supplémentaire pour recourir à une telle formule de financement. Signalons pour mémoire que cette souplesse peut également permettre d'écourter la période de différé d'amortissement. L'emprunteur pouvant immédiatement commencer à rembourser le capital emprunté et donc de réduire le coût total de l'opération.

 

Pensez au crédit-revente

Cette formule de financement permet de réduire les charges pour acheter un nouveau logement sans attendre la revente d'un bien et permet à l'acquéreur d'optimiser son plan de financement (à condition que ce dernier dispose d'un bien à vendre). Le plus souvent, le crédit - revente est un prêt pouvant représenter jusqu'à 80 % de la valeur du bien à vendre. Il est accordé sur une durée de 2 ans, dont éventuellement la première année est en franchise totale (mais à un taux souvent très attractif), la seconde en différé d'amortissement. En pratique, si l'emprunteur n'a pas vendu son logement au cours de la première année, il doit payer la deuxième année les intérêts sur le capital prêté auxquels s'ajoutent les intérêts de la 1ère année.

Le crédit - revente est associé à un prêt long terme à taux fixe ou à taux révisable. Dès que le prêt relais a été remboursé, le prêt long terme entre dans la phase d'amortissement. Si le montant de la revente le permet, il peut l'emprunteur peut rembourser une partie de son prêt long terme, sans pénalité.. Il peut toutefois arriver que cet avantage ne soit consenti qu'à condition que la fraction remboursée du prêt à long terme ne dépasse un certain pourcentage du prêt relais.

 

La garantie spécifique aux maisons individuelles

Lorsque la vente porte sur une maison individuelle, l'article R 261-19 du code de la construction et de l'habitation prévoit une garantie particulière. L'acquéreur peut faire achever les travaux par un tiers, sans dépasser le prix global prévu, en cas de défaillance du vendeur. Pour fonctionner cette garantie suppose que les fondations soient achevées et que les versements prévus n'excèdent pas 20% du prix total lors de l'achèvement des fondations (35% dans le cas général), 45% à la mise hors d'eau (au lieu de 70%) et 85% à l'achèvement (au lieu de 95%). Lorsque la maison fait partie d'un ensemble de plus de vingt maisons et lorsque son utilisation implique celle d'équipements extérieurs communs, cette garantie spécifique est subordonnée à la réalisation préalable des équipements nécessaires à l'utilisation de la maison vendue.

 

Tous les Immeubles ne peuvent pas faire l'objet d'une VEFA

Les locaux commerciaux, les immeubles à usage exclusivement professionnel et ceux destinés à une activité artisanale ou à une autre destination que le logement ne peuvent pas être vendus dans le cadre d'une VEFA. En revanche, les locaux annexes à un immeuble à usage d'habitation (celliers, garages, places de stationnement, etc.), peuvent en faire l'objet.

Logement neuf et taxes

La vente d'un logement neuf est soumise à la TVA au taux de 19,6% et à la taxe de publicité foncière 0,60% du prix hors taxe d'achat du logement. La TVA est facturée par le promoteur à l'acquéreur au fur et à mesure de l'avancement des travaux, à l'occasion de chaque versements effectués par l'acquéreur. La Corse et les DOM bénéficient d'un taux de TVA plus avantageux qui est respectivement de 8% et 8,50%.

 

LA CONSTRUCTION D'UNE MAISON INDIVIDUELLE

Pour faire construire une maison sur un terrain qui vous appartient, vous pouvez vous adresser à un constructeur de maison individuelle. Celui-ci peut se charger d'élaborer le plan de votre future maison et de la réalisation de tout ou partie des travaux. En tout état de cause, le projet de construction doit être conforme aux règles d'urbanisme. Le Conseil d'Architecture d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), peut vous renseigner sur ses différentes questions.

Une fois le constructeur choisi, vérifiez que ce dernier possède une garantie de livraison (qui permet l'achèvement des travaux en cas de défaillance de sa part), une assurance de responsabilité professionnelle et une assurance de responsabilité décennale concernent bien votre chantier. Pour votre part, vous devrez souscrire une assurance dommage-ouvrage avant l'ouverture du chantier.

LE CONTRAT DE CONSTRUCTION DE MAISON INDIVIDUELLE (CCMI)

A l'instar du contrat de vente en l'état future d'achèvement, le contrat de construction est strictement réglementé afin que l'information et la protection du client soit la plus complète possible. Doivent figurer notamment les conditions suspensives dont l'exécution est indispensable pour permettre la réalisation de la construction. Ces clauses sont relatives à la qualité de propriétaire du terrain, à l'obtention éventuelle des crédits nécessaires au financement, à l'obtention du permis de construire et à la souscription de l'assurance dommages-ouvrage. Enfin, le constructeur doit impérativement être titulaire de la garantie de livraison.

Le contrat de construction doit prévoir le remboursement de toutes les sommes préalablement versées et la nullité du contrat lorsque ces différentes conditions ne sont pas réalisées à une date prévue contractuellement ou au plus tard à la date d'ouverture du chantier.

L'ensemble des travaux indispensables à l'implantation, l'adaptation au sol et à l'utilisation de la maison ainsi que les travaux de raccordements à l'égout et aux autres réseaux publics doivent être décrits dans le plan et la notice descriptive des travaux. Lorsque les travaux indispensables ne sont pas inclus dans le prix, les frais qu'ils représentent doivent être indiqués dans la notice. A compter de la signature du contrat, l'exécution du contrat peut être demandée au constructeur, au prix indiqué, dans un délai de quatre mois.

Le prix global de la construction doit naturellement être précisé. Toutefois, ce prix doit inclure les taxes dues par le constructeur, le coût du plan, celui de la garantie de livraison et éventuellement celui de la garantie de remboursement et les frais d'études du terrain ainsi que les frais liés aux travaux indispensables à l'implantation.

La date d'ouverture du chantier, le délai d'exécution des travaux et les pénalités prévues en cas de retard de livraison ainsi que, le cas échéant, les conditions de la révision du prix doivent être mentionnés.

Comme en cas de vente sur plan, le paiements fractionné du prix s'effectue selon l'avancement des travaux et dans les proportions suivantes. 15 % à l'ouverture du chantier, 25 % à l'achèvement des fondations, 40 % à l'achèvement des murs, 60 % à la mise hors d'eau, 75 % à l'achèvement des cloisons et à la mise hors d'air, 95 % à l'achèvement des travaux d'équipements, de plomberie, de menuiserie et de chauffage. Le solde est versé à la réception.

Signalons que le constructeur bénéficiaire d'une garantie de remboursement accordé par un établissement de crédit ou une société d'assurance peut exiger des paiements prévus avant l'ouverture du chantier à hauteur de 5 % à la signature du contrat et de 10 % lors de la délivrance du permis de construire. En l'absence de garantie de remboursement, le versement d'un dépôt de garantie limité à 3 % du prix de la construction.

RENONCER AU CONTRAT

De façon similaire à la VEFA, le contrat signé doit vous être adressé par le constructeur en recommandé. A compter de sa réception, vous pouvez renoncer à votre engagement, par lettre recommandée, dans un délai de 7 jour. Les sommes versées lors de la signature du contrat doivent vous être intégralement remboursées sans pénalité.

LA SIGNATURE DU CCMI

Faute de renonciation dans le délai de sept jours précité, le contrat ne peut être annulé que si l'une des conditions suspensives prévues ne se réalise pas. Vous aurez tout intérêt à suivre et contrôler l'exécution des travaux. Ce faisant, et avec votre accord, votre banquier versera les fonds à l'entrepreneur, à chaque stade des travaux, selon les modalités prévues.

En cours de chantier, le projet peut être modifié. Cela suppose l'accord du constructeur puis la signature d'un avenant au contrat qui fixe les conditions financières et techniques de leur réalisation.

Si un retard de livraison ou l'arrêt des travaux survient, vous devez mettre en demeure le constructeur de livrer l'immeuble ou d'exécuter les travaux. L'organisme qui a donné la garantie de livraison doit être informé de ses incidents.

L'ACHEVEMENT DES TRAVAUX ET LE PAIEMENT DU SOLDE

Une fois les travaux terminés, la réception de la maison intervient. Il est très recommandé de vous faire assister par un professionnel du bâtiment qui sera en mesure de donner le change au constructeur. Dans ce cas, en l'absence de désordre apparent, le solde du prix doit être payé. Si des désordres apparaissent, ils doivent être soigneusement consignés dans le procès-verbal de réception et solde du prix, soit 5 % maximum du coût global de l'opération est bloqué jusqu'à la remise en ordre des désordres constatés.

Si la réception à lieu sans l'assistance d'un professionnel du bâtiment, vous bénéficiez d'un délai de huit jours à compter de la remise des clés pour signaler par lettre recommandée les désordres apparents éventuels. Le solde du prix doit être versé à l'expiration de ce délai, sauf si un quelconque désordre apparaît dans ce délai. Dans ce cas, comme précédemment, 5 % maximum du prix seront consignés jusqu'à la réparation des désordres signalés.



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